Tanganyika : Des organisations féminines partenaires du Centre Carter demandent la représentation paritaire de la femme aux instances de prise de décision

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Au Sud-Kivu comme au Tanganyika, la femme reste faiblement représentée aux instances de prise de décision.  Au Sud Kivu, l’assemblée provinciale compte 5 Femmes sur un total de 48 députés, le gouvernent provincial compte 3 femmes ministres sur un total de 10 ministres. Et au Tanganyika, l’assemblée provinciale compte 6 Femmes sur un total de 25 députes ; le gouvernent provincial compte quant à lui 2 femmes ministres sur un total de 9.

Face à cette faible représentation, des organisations féminines de la société civile, partenaires du Centre Carter dans le cadre de mise en œuvre du programme voix et leadership des femmes, sur la participation des femmes dans les instances de prise de décision au Sud-Kivu et Tanganyika en République démocratique du Congo, demandent le respect de la loi sur la participation de la femme.

DECLARATION DES ORGANISATIONS FEMININES DE LA SOCIETE CIVILE, PARTENAIRES DU CENTRE CARTER DANS LE CADRE DE MISE EN OEUVRE DU PROGRAMME VOIX ET LEADERSHIP DES FEMMES, SUR LA PARTICIPATION DES FEMMES DANS LES INSTANCES DE PRISE DE DECISION AU SUD-KIVU ET TANGANYIKA EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO.

Nous, organisations féminines de la société civile du Sud Kivu et du Tanganyika, réunis au sein des  consortium SOFAIC, REFETANG, SARAA, et AFEM, partenaires du centre carter dans le cadre  de mise en œuvre du programme Voix et Leadership des Femmes financé par les Affaires Mondiales  Canada:                                                                                                                                                                                                                                    

Conscientes du rôle crucial que la femme doit jouer dans la gouvernance locale, provinciale, et Nationale ;

Préoccupées par la faible mise en œuvre de la Résolution 1325, de l’article 14 de la constitution de la RDC et d’autres textes juridiques nationaux et internationaux qui promeuvent les droits des femmes,

Soucieuses de voir la place des femmes s’améliorer dans la gestion de la chose publique

Préoccupées par la faible représentativité des femmes dans les instances de prise des décisions dans les provinces du Tanganyika et Sud-Kivu ; 

Vue la résolution 1325 du conseil de sécurité de l’ONU sur les femmes, la paix et la sécurité à son point 1 qui demande instamment aux États membres de faire en sorte que les femmes soient d’avantage représentées à tout les niveaux de prise de décision…

Vue la constitution à son article 14 portant sur les principes de la parité homme-femme ;

Vue la Loi n° 15/013 du 1er Août 2015 portant modalités d’application des droits de la femme et de la parité ;

DECLARONS CE QUI SUIT :

La participation de la femme aux instances de prise de décision reste indispensable et primordiale pour le développement socio-économique de notre pays.

Cet impératif veut à ce que l’État congolais réalise ses engagements internationaux en matière d’égalité de chance dans la participation effective des femmes dans la gestion de la chose publique et processus de paix.

Les femmes sont faiblement représentées dans le gouvernement provincial, l’assemblée provincial, les divisions provinciales et autres postes électifs et nominatifs dans les provinces du Tanganyika et Sud-Kivu,

En effet, Au TANGANYIKA, l’assemblée provinciale compte 6 Femmes sur un total de 25 députes ; le gouvernent provincial compte quant à lui 2 femmes ministres sur un total de 9, les divisions ont à leurs têtes deux femmes sur un total de 54, 1 seule femme cheffe de quartier sur un total 16, aucune femme représentée au niveau des chefferies, 1 seule femme sur 18 groupements.

Au SUD-KIVU, l’assemblée provinciale compte 5 Femmes sur un total de 48 députés, le gouvernent provincial compte 3 femmes ministres sur un total de 10 ministres, et 3 femmes cheffes de division sur un total de 56.

La loi et les Règlements d’Ordre Intérieur   sur le fonctionnement des partis politiques ne promeuvent pas la participation équitable et égalitaire des femmes. La loi portant fonctionnement des partis politiques en RDC ne spécifie aucunement de manière claire et précise l’obligation pour ces dernières de respecter la parité dans leurs organisations et propositions de candidature. Les règlements d’Ordre Intérieur ne fixent pas non plus des règles qui promeuvent la participation des femmes.

Au vu de tout ce qui précède,

RECOMMANDONS :

Que les ministres de tutelle des divisions provinciales nomment des femmes compétentes à hauteur de 50% des postes, à la tête des divisions, de manière équitable et égalitaire. Que les avancements en grade des femmes au sein des divisions soient réguliers, équitables et égalitaires.

Que les responsables des partis politiques alignent les femmes sur les listes électorales, et intègrent dans leurs Règlement d’Ordre Intérieur des principes qui promeuvent la participation des femmes.

Que les assemblées provinciales du Sud-Kivu et du Tanganyika rendent obligatoire à travers leurs Règlements d’Ordre Intérieur, la constitution de leurs bureaux définitifs à 50% de femmes et 50% d’hommes. 

Que vivent les femmes des provinces Tanganyika et celles du Sud Kivu,

Que vive la participation des femmes aux instances de prise de décision à tout le niveau.

Que vive les provinces du Tanganyika et Sud-Kivu.

Que vive la RDC

Nous vous remercions.

Source : mamaradio.info

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