Face aux journalistes de Kinshasa, les femmes du GPVLF font la restitution de leur dernière rencontre

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Après la rencontre des femmes du Groupe de Plaidoyer Voix Leadership des Femmes en République Démocratique du Congo tenue à Kinshasa, le 14 mars dernier, les femmes de cette structure ont organisé une conférence de presse ce vendredi 15 mars 2024 au siège du Centre Carter dans la commune de Ngaliema. 

C’est Léonnie KANDOLO, vice-présidente du GPVLF qui a résumé à la presse, ce qui s’est passé un jour avant dans la salle Salonga du Pullman Hôtel de Kinshasa :

‹‹ La paix et le développement durable ne peuvent se réaliser sans la participation de la majorité de la population qui est constituée des femmes. À ce sujet, la RDC a souscrit à un bon nombre d’instruments juridiques protégeant les femmes. En dépit des progrès réalisés, les femmes et les filles continuent de faire face à des obstacles persistants en matière d’accès aux ressources et à la participation aux processus de paix, ce qui limite leur capacité à contribuer pleinement à la construction d’un Congo équitable et pacifique ››, a-t-elle notamment dit.

Léonnie KANDOLO a informé la presse sur les recommandations qui ont été formulées à l’intention des femmes congolaises, de l’État congolais et des partenaires.

Le GPVLF qui a pour objectifs l’accroissement de la jouissance des droits fondamentaux des femmes et la progression de l’égalité de sexe, note que pour les atteindre, il est prévu le renforcement des ODDF locaux, le financement de base pluriannuel, les financements rapide/projets innovants, et soutien au plaidoyer des plateformes, réseaux et alliances pour les droits des femmes.

Sur recommandation du Comité de Pilotage VLF et approbation du bailleur des fonds, l’axe plaidoyer est animé par un groupe d’expertes indépendantes émanant des ODDF, des femmes politiques, et expertes. Et les actions de plaidoyer sont directement financées par le Centre Carter.  

Les recommandations sorties de ces échanges sont :

En faveur des femmes :

– Localisation et mobilisation des fonds en faveur des initiatives des femmes ;

– Promouvoir l’autonomisation économique des femmes ;

– Plaider pour les politiques et programmes visant le renforcement d’accès à l’éducation financière ;

– S’approcher des institutions publiques qui ont des politiques de la promotion de la femme ;

– Identification des possibilités d’accroissement des finances des femmes

– S’engager à créer la banque féminine ;

– Promouvoir le quota de la jeune fille à la table des décisions ;

– Mentorat des jeunes ;

– Réseautage avec les femmes des pays voisins prêtes à aider dans la question de la sécurité et la paix ;

– Sensibilisation commune sur les femmes et des jeunes filles

– Plaidoyer de mise en place de la politique de l’autonomisation économiques et financière des femmes visant à réduire les inégalités ;

À l’attention de l’Etat

– Soutenir les initiatives locales dirigées par les femmes pour promouvoir la paix et la réconciliation ;

– Prendre en compte les femmes et jeunes à la table des négociations pour la paix ;

– Améliorer la qualité des investissements en faveur des femmes ;

– Mettre en place la politique de l’autonomisation économique et financière des femmes visant à réduire les inégalités ;

– Elaborer les budgets des programmes avec des lunettes genre ;

– Favoriser le climat d’échanges régionaux pour rendre les femmes autonomes ;

Et aux partenaires il a été demandé de:

– Accompagner les plaidoyers des femmes;

– Accompagner les politiques de mise en œuvre en faveur de la promotion de la femme et de lutte contre les inégalités ;

– Allouer les fonds importants aux femmes en favorisant le réseautage ;

– Travailler pour la promotion des innovations féminines ;

– Accompagner les programmes des mentorats des jeunes et spécialement de la jeune fille pour la rendre autonome et porter haut sa voix.

Selon le GPVLF, les contributions de l’étude interne de l’ONU Femmes dans l’accompagnement des femmes dans cette législature révèle que la participation des femmes de manière générale a représenté 50,1% contre 49,9% d’hommes avec les résultats de travail suivant :

1. National 14%

2. Provincial 10%

3. Communal 24%

« Selon des sources crédibles, les femmes envoient des alertes des menaces à leur égard et il faudrait agir pour ne pas perdre les sièges », a dit le GPVLF.

Une séance de questions-réponses à laquelle sont intervenus notamment Faida MWANGILWA et Jacquie KITOGA s’en est suivie et cela a clôturé la rencontre.

À noter que Groupe de plaidoyer Voix Leadership des Femmes en République Démocratique du Congo est né dans le cadre du projet Voix et leadership des femmes « ODDF » financé par les Affaires Mondiales Canada et mis en œuvre par le Centre Carter en partenariat avec les organisations de défense des droits des femmes « ODDF » locales).

Dave NGONDE

Source: PourEllesinfo

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