Sud-Kivu / Enquêtes : AFEM enregistre 879 cas des violences sexuelles et celles basées sur le genre, du 13 au 23 Septembre 2021

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Dans une enquête menée dans la ville de Bukavu et dans deux territoires de la province du Sud-Kivu : Mwenga et Shabunda, l’Association des Femmes des Médias, AFEM vient de répertorier 879 cas des violences sexuelles et celles basées sur le genre, SGBV. Parmi ces cas, figurent 192 cas de viol soit 22%, violence physique 166 cas soit 19%. Ce résultat mentionne que Mwenga compte le plus grand nombre de cas (357), suivi de Shabunda (334), de Kadutu (137), d’Ibanda(30) et de Bagira (21). Appuyée par Kvinna till Kvinna, cette conférence s’inscrit dans le cadre du projet de lutte contre les violences.

Ces données d’enquête récoltées sur terrain par les points focaux AFEM via son service du département de suivi et évaluation fait état de 71 cas des violences domestiques, 44 cas de grossesse précoce, la prostitution forcée 27 cas soit 3%, harcèlement sexuel 37 cas soit 4%.

Ce résultat signale aussi des cas des violences psycho émotionnelle (parole) 67 cas, le cas d’abandon des femmes par leurs maris 26 cas ; mariage forcé 34 cas soit 4%, cas d’accusation de sorcellerie 22 cas et cas de viol domestique 19 cas.

AFEM indique que cette enquête a pris une taille de l’échantillon de 129 structures atteintes, dont 20 à Ibanda, 21 à Kadutu, 18 à Bagira, 35 à Mwenga et 35 à Shabunda. Des données recueillies auprès des responsables de ces différentes structures.

Age et sexe des survivant (e)s

A propos de l’âge et du sexe des survivants, AFEM signale que 88% sont des femmes dont 22,3% sont mineures avec l’âge variant entre 3 et 17 ans, et 77,6% adultes, dont l’âge varie entre 18 et 70ans. Les survivants hommes couvrent 11,8% dont 43,2% sont mineurs ayant l’âge variant entre 6 et 17 ans et 56,7% adultes, dont l’âge varie entre 18 et 60 ans.

Le moment des violences sexuelles et basées sur le genre constaté

Entre 8h et 11h : Des incidents, tels que le viol, la violence physique, psycho-émotionnelle ont lieu à la maison, lorsque les enfants restent seuls, sur le chemin de l’école, du champ, ou de la rivière, au champ dans en brousse, etc.

Entre 13h et 16h : à l’école (harcèlement sexuel), après les cours, à l’étude vespérale, sur la route de retour de l’école, du champ, à la rivière lorsque les femmes lessivent ou prennent bain ; dans les carrés miniers, etc.

Entre 19h et au-delà : Du retour du marché, de la fête (attaque des inciviques, voleurs à mains armées) ; dans les débits de boisson, dans les familles, entre époux, épouses et enfants (violence physique, psycho émotionnelle, viol domestique), lorsque l’un des conjoints ou tous deux sont en état d’ivresse, pendant des disputes conjugales, dues à l’ivresse, à la mal gérance, à l’intolérance, au planning familial etc

Profil des présumés auteurs

La plupart des présumés auteurs sont des militaires et policiers, bien que les parents et enseignants y soient pour beaucoup.

Source : mamaradio.info

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