Les progrès en matière d’alphabétisation restent entravés par la pandémie de Covid-19 (UNESCO)

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Les Nations Unies ont célébré mercredi la Journée internationale de l’alphabétisation, tout en notant que les progrès réalisés au cours des dernières décennies dans le monde sont entravés actuellement par la pandémie de Covid-19.

Selon les dernières données de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), plus de 86% de la population mondiale savait lire et écrire en 2019, contre 68% en 1979.

« Mais aujourd’hui, ce droit fondamental de pouvoir apprendre à lire, et à écrire, est remis en question. Il est d’abord menacé en Afghanistan, pays dans lequel, pourtant, d’importants progrès avaient été accomplis en 20 ans », a souligné la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, dans un message pour cette journée.

Elle a rappelé que c’est à Kaboul et dans les provinces afghanes que l’UNESCO a mené sa plus grande campagne d’alphabétisation de l’histoire, conduite depuis 2006 auprès de plus de 1,2 million d’Afghans, dont 800.000 Afghanes.

« L’éducation des Afghans et des Afghanes doit se poursuivre. Il en va de l’avenir du pays – car il s’agit non seulement d’un droit fondamental, mais aussi du meilleur levier de développement qui soit », a-t-elle ajouté.

Des centaines de millions d’élèves laissés de côté

La cheffe de l’UNESCO a prévenu que partout dans le monde, les progrès en matière d’alphabétisation restent entravés par la pandémie de Covid-19. Les fractures éducatives ont été redoublées par le fossé numérique.

Selon les données de l’agence onusienne, plus de 500 millions d’élèves ont été laissés de côté par l’enseignement à distance, et n’ont pu continuer d’apprendre à lire ou écrire – ou n’ont jamais pu débuter leur scolarité.

Le thème de la Journée internationale cette année porte sur la réduction de la fracture numérique.

La crise a aussi disproportionnellement affecté ceux qui étaient déjà les plus marginalisés, en particulier les 773 millions de jeunes et d’adultes, dont deux tiers de femmes, qui n’ont pas les compétences de base en matière d’alphabétisation ; et les 617 millions d’enfants et d’adolescents qui n’atteignaient pas les niveaux minimums de compétence en lecture avant la crise

Selon Audrey Azoulay, « ce virus a, dès lors, mis en exergue l’importance fondamentale de l’éducation, et la nécessité d’accélérer nos efforts ».

L’UNESCO s’y est attelée depuis les débuts de la pandémie au moyen de la Coalition mondiale de l’éducation, qu’elle a lancée et qui réunit plus de 180 partenaires, agissant dans 100 pays. Des dizaines d’initiatives ont été lancées pour garantir la continuité éducative et rouvrir les écoles en toute sécurité.

En particulier, la Coalition, avec l’Alliance mondiale pour l’alphabétisation dans le cadre de l’apprentissage tout au long de la vie, a mis en œuvre un programme à grande échelle, dans plus de 10 pays, pour former 100.000 éducateurs, afin qu’ils utilisent au mieux les compétences numériques pour aider à l’alphabétisation de toutes et tous.

« Alors que nous célébrons cette Journée internationale, l’UNESCO voudrait inviter tous les acteurs du monde de l’éducation, et au-delà, à se mobiliser pour l’alphabétisation des jeunes, des adultes, et des femmes. Pour qu’eux aussi aient le droit d’être libres et de rêver »

Source : ONU Infos

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