Kasaï Central: entre transmission des valeurs et autonomisation, femmes et jeunes filles dialoguent pour préparer l’avenir

La transmission des valeurs et des expériences entre générations était au cœur d’un dialogue intergénérationnel organisé samedi 12 septembre 2026 dans la salle CEIKA de la Division provinciale de la Jeunesse au Kasaï Central.

La transmission des valeurs et des expériences entre générations était au cœur d’un dialogue intergénérationnel organisé samedi 12 septembre 2026 dans la salle CEIKA de la Division provinciale de la Jeunesse au Kasaï Central.

Réunissant des femmes et des jeunes filles, cette rencontre a notamment porté sur l’importance de l’éducation, l’autonomisation économique et le partage d’expériences comme leviers de préparation à l’avenir. Organisée par le consortium Amour Plus ONG et Centre Bamamu Tabulukayi (CBMT), dans le cadre du projet « Voix et Leadership des Femmes Renouvelé » (VLFR), cette activité est mise en œuvre avec l’appui financier d’Affaires mondiales Canada et l’accompagnement technique du Centre Carter.

Placée sous le thème « Transmission des valeurs et expériences », la rencontre s’est voulue un cadre d’écoute, de dialogue et de partage entre les différentes générations. Face aux jeunes filles, des femmes ont partagé leurs parcours, leurs expériences et les enseignements qu’elles en ont tirés. L’objectif était de permettre aux participantes de bénéficier de conseils susceptibles de les aider à mieux orienter leurs choix et à construire leur avenir.

Pour Aimerance Nsonga, responsable du Centre Bamamu Tabulukayi, cette initiative visait notamment à rapprocher les jeunes filles des femmes afin de favoriser une véritable transmission intergénérationnelle. « Nous avons davantage insisté sur le droit à l’éducation pour que ces filles comprennent qu’elles ont encore de l’avenir, qu’elles prennent leur scolarisation au sérieux et qu’elles puissent étudier et aller plus loin », a-t-elle expliqué.

À travers ce message, les participantes ont été encouragées à considérer l’éducation comme un levier d’émancipation, d’autonomie et de construction de leur avenir. Les discussions ont également porté sur l’autonomisation économique des jeunes filles. Ces dernières ont été encouragées à apprendre des métiers et à développer progressivement des activités génératrices de revenus, notamment à travers les opportunités offertes dans les espaces sûrs qui les accompagnent.

Pour les organisateurs, le développement de compétences pratiques constitue un atout important pour permettre aux jeunes filles de renforcer leur autonomie et de mieux faire face aux défis de leur vie future. Cette approche vise ainsi à compléter les acquis scolaires par des compétences susceptibles de favoriser, à terme, leur insertion socioéconomique et leur capacité à entreprendre.

Au-delà du partage d’expériences des femmes vers les jeunes filles, les échanges ont également mis en évidence l’importance d’une transmission réciproque des connaissances. Aimerance Nsonga estime que les jeunes générations disposent elles aussi de connaissances dont les adultes peuvent tirer profit, particulièrement dans le domaine des nouvelles technologies.

« Il y a d’autres choses que les filles connaissent que nous, en tant que parents, nous ne connaissons pas, surtout avec le développement de la science et du numérique », a-t-elle souligné.

Cette réalité ouvre notamment des perspectives dans le domaine de l’entrepreneuriat. Les jeunes filles, plus familières avec certains outils numériques, peuvent accompagner les femmes dans la promotion et la commercialisation de leurs produits à travers les téléphones et les plateformes numériques.

Le dialogue intergénérationnel apparaît ainsi comme un espace d’apprentissage mutuel, où l’expérience des aînées peut rencontrer les connaissances et les compétences nouvelles portées par les jeunes.

Parmi les participantes, Misenga Berthine dit avoir retenu plusieurs enseignements de cette rencontre. Elle affirme vouloir désormais accorder davantage d’importance à ses études et poursuivre son apprentissage afin de mieux préparer son avenir. Elle invite par ailleurs les autres jeunes filles à accorder une attention particulière à leur comportement et à leur présentation, les encourageant à adopter une conduite responsable et respectueuse.

À travers cette activité, le Consortium Amour Plus ONG – Centre Bamamu Tabulukayi entend contribuer au renforcement des capacités des jeunes filles et à la consolidation des liens entre les générations. Le message porté lors de cette rencontre repose sur une conviction: l’expérience des femmes peut servir de repère aux jeunes filles, tandis que les connaissances nouvelles des jeunes peuvent, à leur tour, enrichir les générations précédentes. Une dynamique qui place le dialogue intergénérationnel, l’éducation et l’autonomisation au cœur des stratégies visant à accompagner les jeunes filles vers davantage d’autonomie, de responsabilité et de leadership.

Par Richard PASUANZAMBI

Source : https://www.voxdrc.cd/kasai-central-entre-transmission-des-valeurs-et-autonomisation-femmes-et-jeunes-filles-dialoguent-pour-preparer-lavenir/

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