À Kolwezi, écouter les femmes pour mieux répondre à leurs besoins

Dans les zones minières artisanales de Kolwezi, l’identification des besoins des femmes ne peut se faire sans leur participation active. C’est dans cet esprit que RECONFORT a organisé, le 3 septembre 2026 dans la province du Lualaba, un atelier d’identification, de hiérarchisation et de validation des priorités des femmes évoluant dans ces milieux

Dans les zones minières artisanales de Kolwezi, l’identification des besoins des femmes ne peut se faire sans leur participation active. C’est dans cet esprit que RECONFORT a organisé, le 3 septembre 2026 dans la province du Lualaba, un atelier d’identification, de hiérarchisation et de validation des priorités des femmes évoluant dans ces milieux.

Organisée dans le cadre du programme Voix et Leadership des Femmes Renouvelé (VLFR), cette activité avait un objectif clair : partir des réalités exprimées par les femmes elles-mêmes afin de construire des réponses plus pertinentes, plus justes et plus durables. L’atelier a réuni 20 participants, dont 17 femmes et 3 hommes, issus notamment des services étatiques, des structures en charge du genre et des coopératives minières.

Pendant les échanges, les participantes ont partagé les difficultés auxquelles elles font face au quotidien dans les carrières minières artisanales. Leurs témoignages ont permis de dégager six priorités majeures : l’accès aux crédits, la fourniture d’équipements de protection individuelle (EPI), la connaissance des droits, l’accès aux soins de santé, la protection et la sécurité, ainsi que la sensibilisation des creuseurs.

Ces priorités traduisent à la fois des besoins immédiats et des enjeux structurels. L’accès au crédit, par exemple, apparaît comme une condition essentielle pour renforcer l’autonomie économique des femmes et soutenir leurs initiatives entrepreneuriales. Les EPI, quant à eux, rappellent l’importance de travailler dans des conditions plus sûres, alors que la connaissance des droits constitue un levier indispensable pour prévenir les abus et encourager la participation des femmes aux décisions qui les concernent.

Au-delà de la simple collecte d’informations, l’atelier a donc constitué un espace d’écoute, de dialogue et de reconnaissance. Donner la parole aux femmes, c’est reconnaître leur expertise de terrain et leur capacité à proposer des solutions adaptées à leurs propres réalités.

Les sites de Kamilombe, Menuisier, Biwaya et UCK ont été retenus pour les prochaines interventions. Les résultats de cet atelier serviront de base à la préparation des activités du projet « Lutte contre les VBG et entrepreneuriat des femmes dans les carrières minières artisanales », afin que les actions futures répondent au mieux aux besoins exprimés par les femmes concernées.

À Kolwezi, cette démarche rappelle une évidence essentielle : pour agir efficacement en faveur des femmes, il faut d’abord les écouter.

Par le Rédaction

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